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  • Max de Génie

Le diabète et l'indice glycémique

Mis à jour : 11 juin 2019


Le 14 novembre 2018 se déroulait la journée mondiale du diabète, une journée dédiée à la prévention pour la lutte de cette maladie. Car si vous ne le saviez pas déjà, le diabète est maintenant considéré par l’OMS comme « l’un des principaux tueurs au monde », avec l’hypertension artérielle et le tabagisme. Cette maladie constitue un problème de santé publique majeur et malgré tous les efforts de prévention, la pandémie se poursuit. Aujourd’hui, 1 personne sur 2 dans le monde n'est pas diagnostiquée, et on estime le nombre de personnes atteintes de diabète à 425 millions en 2017. C’est 1 personne sur 11 ! Et si nous continuons ainsi, l’épidémie pourrait toucher plus de 629 millions de personnes en 2045*.



Mais alors qu’est-ce que le diabète ?

Le diabète est une maladie chronique causée par un trouble de l’assimilation, de l’utilisation et du stockage des sucres (glucides) lors de nos repas. La consommation de glucides résulte en une élévation de notre glycémie (taux de glucose dans le sang), aussi appelée hyperglycémie.

Pour faire simple, lorsque nous mangeons des sucres (glucides) ces-derniers sont transformés en glucose pour fournir les besoins énergétiques de l’organisme. Pour utiliser et/ou stocker le glucose dans nos cellules (foie, muscles, tissus adipeux, etc..), le pancréas sécrète une hormone, appelée insuline. Chez une personne non diabétique, l’insuline remplit bien son rôle et permet aux cellules d’ingérer le glucose dont elles ont besoin pour fonctionner. Cela permet ainsi d’abaisser notre taux de sucre dans le sang pour que cela n’endommage pas notre organisme.   

La glycémie « normale » d’une personne non atteinte de diabète se situe entre 0,9 g/L et 1,1 g/L (gramme de sucre par litre de sang).



Régulation de la glycémie "normale" chez une personne non atteinte de diabète (Source: CEED, 2018)



Alors que se passe t’il chez les personnes atteintes de diabète ?


On distingue principalement 3  grands types de diabète :

  • Le diabète de type 1 (appelé également insulinodépendant), qui touche environ 6% des personnes diabétiques  

  • Le diabète de type 2, qui touche environ 92% des personnes diabétique

  • Le diabète gestationnel

Dans le cas des personnes atteintes de diabète de type 1, les cellules bêta du pancréas, qui sécrètent l’insuline, sont détruites par des anticorps. Cela entraîne une carence totale en insuline, qui ne peut donc plus faire pénétrer le glucose dans les cellules.


Chez les personnes atteintes de diabète de type 2, le mécanisme est différent. On distingue 2 anomalies :

  • Soit le pancréas sécrète toujours de l’insuline mais de manière très faible ce qui ne suffit pas à réguler la glycémie

  • Soit l’insuline de fonctionne pas bien, et l’on parle alors d'insulinorésistance


Alors que le diabète de type 1 apparaît généralement chez les personnes jeunes, le diabète de type 2 lui, apparaît généralement chez les personnes plus âgées.



Régulation de la glycémie chez une personne atteinte de diabète (Source: CEED, 2018)

Sans l’insuline, le taux de glucose dans le sang (la glycémie) n’est donc pas régulée, provoquant des dommages sur notre organisme.



Les complications du diabète

Malheureusement, le diabète est souvent associé à des complications sur le long terme touchant différentes parties du corps et augmentant même le risque de décès prématuré (Accidents vasculaires cérébraux**, infarctus, insuffisances rénales*** ou même amputations…)



Quels sont les facteurs de risques pour le diabète et comment l’éviter ?

Même si la génétique peut être à l’origine du diabète, bien souvent, des facteurs favorisants tels qu’une alimentation déséquilibrée, un manque d’activité physique, du surpoids,  peuvent favoriser l'apparition de cette maladie.


Les recommandations sont donc simples :

  • Adopter une alimentation saine : une alimentation à faible indice glycémique notamment, cela contribuera à ne pas épuiser votre pancréas, et favorisera une production suffisante d’insuline sur le long terme !

  • Faire une activité physique régulière et maintenir un mode de vie actif: ceci n’est pas forcément faire du sport même si cela est plutôt conseillé ! Prendre  les escaliers plutôt que l’ascenseur, aller acheter le pain à vélo plutôt qu’en voiture, accompagner les enfants à l’école à pied, jardiner au premier rayon de soleil… Tous sont des gestes bénéfiques au quotidien!

On estime que 80% des diabètes de types 2 pourraient être évités grâce à ces recommandations !****


Et l’indice glycémique dans tout ca ?

Vous l’aurez surement déjà compris en feuilletant notre site, l’indice glycémique est un indice propre à l’aliment, qui mesure sa capacité à élever la glycémie c’est-à-dire le taux de sucre dans le sang.

Plus un aliment aura un indice glycémique élevé, plus il fera augmenter votre glycémie. A l’inverse, moins un aliment aura un IG élevé, moins il l’augmentera (En dessous de 40 on parle d’IG bas, entre 40 et 70 d’IG modéré et au-dessus de 70 d’IG élevé).


Par conséquent, les personnes diabétiques doivent donc se renseigner sur les indices glycémiques des aliments afin d’adapter au mieux leur régime alimentaire, notamment en privilégiant des aliments à IG bas ou modéré.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à consulter les sites de l’OMS, la fédérations des diabétique, ou encore le Centre Européen d’Études du Diabète (CEED) !





Références:


* Fédération internationale du diabète, 2018

** Diabetes mellitus, fasting blood glucose concentration, and risk of vascular disease: a collaborative meta-analysis of 102 prospective studies. Emerging Risk Factors Collaboration. Sarwar N, Gao P, Seshasai SR, Gobin R, Kaptoge S, Di Angelantonio et al. Lancet. 2010; 26;375:2215-2222.

*** 2014 USRDS annual data report: Epidemiology of kidney disease in the United States

United States Renal Data System. National Institutes of Health, National Institute of Diabetes and Digestive and Kidney Diseases, Bethesda, MD, 2014:188–210.

**** A.Stainbrecher, Y. Morimoto, S. Heak, et al. The preventable proportion of type 2 diabetes by ethnicity: the multi-ethnic cohort, AEP. 2011

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